mercredi 18 novembre 2009

Le poète au Champ Dormant

 (Roger Latour est photographe, poète à ses jours et un observateur acharné de la nature. Ses autres sujets d'éditorial sont à http://floraurbana.blogspot.com/2009/11/champ-detude-voyageur.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter)

 

 Editorial d'un poète qui s'ennuie déjà de l'été

mercredi 18 novembre 2009


Champ d’étude voyageur


l’appel au Champ Dormant

Quand tout est fait de la bonne lumière et de la chaleur, les végétaux ferment boutique, se dénudent de l’inutile, entrent sous terre. Ils se départissent du gélif et ne gardent que les pieds au chaud. Encore: ils meurent et se défont. De toute la population d’une espèce souvent il ne restera pour l’hiver que la forme patiente du printemps: les graines des annuelles par exemple. Un peuple entier disparu dont ne reste que des petits morceaux de rêve. Des embryons faits pour attendre. Ou voyager. Les graines des plantes sont de petites machines à traverser l’espace et le temps.


échantillons campestres

Cette vie suspendue des plantes, ce curieux hiatus des générations où tout le monde disparaît, est donc bien plus qu’une hibernation, un pont vers une autre saison. Les yeux fermés on attend ce qui arrivera: mais aussi, quand nous les ouvrirons, où serons-nous? De quoi sera fait le milieu? Avec les graines les plantes sont préparées à faire face à tout. Pour voyager elles envoient la génération suivante qui n’amène que le minimum et se fait légère: un vecteur (vent, oiseau, humain) s’occupe de toute cette dépense en énergie pour se déplacer. Se moquer de l’immobilité des végétaux c’est notre façon de nier qu’ils se servent de nous...comme des oiseaux ou du vent. Notre excès d’animation est tout ce qui leur faut pour voyager un maximum.


carottes ensommeillées

Le vent, lui, ne pose pas de question: lui aussi pousse et porte fruit. Les végétaux comptent sur la plus complète miniaturisation de toutes pièces d’équipements: ce n’est pas l’organe qu’ils apportent, c’est son ébauche à ressort et le plan pour construire le reste, le code génétique. Prêts à bondir quand l’occasion se présente. C’est toute la confiance en leur adaptabilité qu’ont les végétaux. Et au cas où, ils feront d’énormes quantités de petits voyageurs sans autres investissements parentaux. Avec ce code et aux simples conditions de trouver de l’eau, de la lumière et de l’air ils construisent ensuite sur le champ tout le nécessaire. Cette permanente relocalisation de l’entreprise (du quartier industriel au complet!) a été inventé il y a bien longtemps.


chicorée rêvant

Une parcimonie trompeuse donc la graine. La force du tigre et la taille de l’éléphant comprimées dans quelques millimètres. On se trompe comme on se trompe habituellement quand on juge les végétaux: des simplets croit-on, à peine différents d’un caillou ou d’un nuage. Mais des simplets avec un code génétique plus grand que le nôtre bien souvent! Tant d’efforts investis dans cette fausse parcimonie. Avez-vous remarqué que nous sommes entourés? Et que nous sommes dépendants...


dans la paume de ma main: tout un champ portatif et embryonnaire

Et sous la ligne de gel n’imaginez pas que ces graines font rien. Des processus discrets et lents ont lieu: la stratification par exemple. Pour bien des espèces ce passage obligé avant la germination est une forme de comptage des jours, on mesure le temps et on lit la météo. Mais il y a plus. Est-on profondément enfoui, on attend. Des décennies. Un coup de pelle des humains nous ramènent à la surface: on bondit! Les plantes savent donc se situer dans la profondeur du sol. Elles se dépenseront innombrables sans compter. La banque est grande. Patience de l’opportunité ou tir tous azimuts: même combat!


un peu plus loin, un peu plus tard

Qu’avez-vous dans la main Monsieur? J’ai pris le champs, Madame, et je l'amène plus loin.


Roger Latour est photographe, poète à ses jours et un observateur acharné de la nature. Ses autres sujets d'éditorial sont à http://floraurbana.blogspot.com/2009/11/champ-detude-voyageur.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

mardi 17 novembre 2009

UNE+AGASTACHE+TRES+FLORIFERE

Voici une contribution d'un confrère de Belgique:
Marcel VANDERHOVEN = http://notrejardin.skynetblogs.be


UNE AGASTACHE TRES FLORIFERE

P1060937Au jardin, j'ai plusieurs espèces d'agastache, tout d'abord la plus courante "Agastache foeniculum"  appelée aussi Agastache fenouil ou encore Anis hysope, celle-ci a un goût d'anis très prononcé. Elle est d'ailleurs utilisée dans la cuisine asiatique ou encore nord-américaine.
Une autre espèce présente est l'Agastache Golden jubilee dont les feuilles sont d'un vert pâle du plus bel effet et comme la précédente, ses fleurs sont des épis mauves.
Celle que je vous présente est l'Agastache Mexicana Sangria, très différente des précédentes et notamment sa floraison très longue et du plus bel effet.
Pour les 2 premières variétés, les semis donnent de très bon résultat, le printemps prochain ce sera au tour de cette "Mexicana Sangria".


UNE+AGASTACHE+TRES+FLORIFERE

lundi 9 novembre 2009

Perles indigènes de l'été 2009

Au cours de l'été 2009, à travers mes pérégrinations dans les forêts de l'Outaouais, je suis tombé sur des plantes indigènes à statut précaire, soit menacées ou vulnérables.

En voici quelques-unes et j'en ajouterai d'autres au fur et à mesure que j'écrirai mon rapport de situation.

La Cardamine concatenata

.Conopholis americana

Cypripedium parviflorum
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Cypripedium reginae

Pterospora andromedea


Veronica anagalis-aquatica

jeudi 5 novembre 2009

Forêt volontaire à Montréal!!!

Il ne faut jamais manquer les chroniques sur la biodiversité de M. Latour et je cite son texte:
(voir floraurbana.blogspot.com pour d'autres sujets)
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jeudi 5 novembre 2009

Forêt volontaire


où regarder: en haut ou en bas?

Sur la rue Saint-Denis ce Ginkgo biloba planté par le commerce j’imagine. À son pied, dans l’ouverture faite dans le pavé, une micro-forêt s’est installée. Ce sont des peupliers, les efficaces pompes à carbone. Il est toujours curieux de constater cette préférence entre un arbre au nom qui résonne de mille façons (d’avant les dinosaures, aux mille usages médicinaux supposés ou démontrés, une panacée exotique, etc) et un arbre “ordinaire”, trop local pour éveiller l’attention. Le choix de l’arbre est en un de marketing et d’image: le commerce s’adressant à des jeunes.


ortie, épilobe et amaranthe

Nous voulons plus de verdure? Et plus de biodiversité qui s’ensuit? Réduisons la surface du béton et de l’asphalte et tous ces recouvrements hygiéniques et d’économie d’entretien. Présentez ainsi un sol en ventre humide et vous aurez une forêt. Préparer me semble déjà une ouverture assez généreuse à la biodiversité urbaine. Nous savons préparer, la biodiversité sait trouver. Quelle équipe!

Au pied de ce ginkgo s’est installée une forêt de nains temporaires et un lot de plantes venues d’on-ne-sait-d’où. En plus des espèces sur les photos il y avait : potentille, sénéçon, pissenlit, etc...Cette flore spontanée est la base de biodiversité urbaine. Mon marketing quoi!

P.S. pour les pressés en jugement: je n’ai rien contre le ginkgo, surtout qu’après vérification les fruits supposés puants sentent en fait le fromage Romano. Et j’aime bien le Romano...

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lundi 2 novembre 2009

Sedum - mois par mois

Au départ sont les Sedum

Le poivre de muraille a la meilleure persistance comme couvre-sol, parmi ou pour remplacer le gazon, pas de tonte et d'entretien. Voila!


en juillet et en août, c'est le tapis avec le Sedum album, mais


son feuillage devient un attrait si la sécheresse s'installe.



Grand méconnu le S. anacampseros  est l'attrait en août, prenant la place sur un feuillage magnifique.



Le Sedum African Sunset est notre astre lumineux, en fleur en août et septembre et en tout temps avec son feuillage bourgogne.


Oui! le Sedum Angelina règne en roi de mai à octobre, ici en bloc de ciment en bordure de trottoir.

Bien sur septembre et octobre donnent place à l'excitation sedumesque!!!


S. Black Jack


Sedum Postman's Pride

Sedum Chocolate
et
bien sur, Octobre n'est pas complet sans sa gloire du mois, S. Sieboldii!